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Peyrehorade
Eh bien , petiot, que dis-tu de tout cela ? 
-Dieu a fait le monde, je le sais,
Donc Dieu est grand : mais l'homme l'est aussi,
L'homme qui a fait Peyrehorade
.
(Isidore Salles)

¤ Population : 1776 : + de 1000h ; 1784 : 1864h dont 51 juifs ; 1880 : 2507h ; 1899 : 2562h ; 1985 : 2861h ; 1997 :3056h

¤ Superficie : 1611ha ; Point culminant 19 mètres.

Peyrehorade

Le port de Peyrehorade

Que chargeait-on sur les quais de Peyrehorade ? (Extrait Louis Larbaigt)

  • tous les produits de l'agriculture, de l'élevage, de la forêt, de la pêche ; ceux du sous-sol et ceux des petites industries de transformation et de fabrication : maïs, céréales, haricots, vins et eaux-de-vie, bétail sur pied, jambons, volailles ;
  • bois de chauffage, bois en grume, bois d'œuvre du Béarn ;
  • poteaux de mine des landes de Cagnotte ;
  • poisson ;
  • galets des Gaves,
  • plâtre de Carresse,
  • farine de la minoterie Larran,
  • ballots de sabots et d'espadrilles.

Que déchargeait-on sur les quais de Peyrehorade ? (Extrait Louis Larbaigt)
Une grande diversité de marchandises chargées le plus souvent aux entrepôts du port de Bayonne où elles étaient arrivées par la voie océane sur des cargos :

  • Peyrehorade : bateau couvert de sa voile sur le Gavedu blé, destiné à la minoterie Larran;
  • des ballots de chanvre et de jute destinés à la filature Saint Frères de Puyoo;
  • des ballots de liège d'Algérie pour les petits bouchonniers locaux;
  • du charbon et du fer pour les forgerons et les maréchaux-ferrants;
  • du bois d'œuvre, d'Europe, ou exotique, pour les charpentiers, menuisiers, ébénistes ;
  • du bois " en escailh " (de pin refendu), chargé à Dax ou à Saubusse, et destiné aux boulangers, qui tous cuisaient leur pain dans des fours à bois ;
  • du brai pour la construction et l'entretien des bateaux ;
  • des engrais chimiques fabriqués à l'usine Saint-Gobain du Boucau ;
  • de la pierre de Bidache ;
  • du vin d'Espagne ou de coupage provenant des chais de Bayonne ;
  • du cuir pour les cordonniers, les bourreliers et les selliers.
  • des pommes de terre et de l'épicerie : sucre en sacs ou en ballots, sel en sacs, huile en fûts, café vert en sacs et certains produits coloniaux.  

Peyrehorade : quelques familles et personnalités

¤ Famille d'Aspremont (XIe - XVIe) 

¤ Pierre Miressou, originaire de Peyrehorade, reçut en 1670 la commande de la construction des deux clochers de la façade de la cathédraled'Auch… 

¤ Cazaumajou, paysan meunier de Peyrehorade, inventeur vers 1790 du Baro (voir plus loin : 1800)

¤ Gratien Ferrier (1771-Paris 1848 ; m. à 77a.) général de brigade

¤ Pierre Nauton-Truquez (1801-Paris1877) Philantrope et bienfaiteur de la ville de Peyrehorade

¤ François Baco (1865 - Labatut 1947 ; m. à 82a.) Instituteur et co-inventeur du greffage et de l'hybridation de la vigne (Baco 22A)

¤ Léo Lapeyre (Lio de Crouzèt) (1866-Pau 1907 ; m. à 41a ) poète

¤ Louise Balthy (1869-Paris 1925 ; m. à 56a. ) actrice et chanteuse

¤ Jean Bernajuzan (1889-Arcachon 1916 ; m. à 27a.) Instituteur, sergent pendant la guerre 14-18

¤ Alexis Vergez (1891-Casablanca 1942 à 51a) général de corps d'armée

¤ Bonnat Marie-Emilie: (1899- Dax 1980 ; m. à 81a.) Poétesse et conteuse gasconne

¤ Gaspard de Priellé, évêque de Bayonne (1681-1688), m. à Peyrehorade en 1688 : " très zélé pour le salut des âmes " et les réconciliations

¤ Théophile Doussy (St-Esprit 1794 - Peyrehorade 1884 ; m. à 90a.) Maire de St-Esprit, renommé pour son administration, son honnêteté et sa tolérance

Éléments d'histoire

¤ Toponymie : René Cuzacq : Forata, pierre percée (sans doute par le Gave)…

¤ Préhistoire : 3 sites repérés : La Croix-du-Bayle, Las Marlères et Pardies

¤ Le hameau de Pardies fut probablement le premier centre de peuplement aggloméré. Des restes d'un habitat gallo-romain y ont été signalés et c'est là que fut construite une église St-Martin, qui resta paroissiale jusqu'à la fin du XVIIIe. La paroisse portait le nom d'Igaas (carte de Cassini). L'église de Pardies a été détruite…

¤ Il y eut à Pardies une villa gallo-romaine , puis une église romane suivie d'une église gothique, le tout démoli…

¤ XIe siècle : Plaque commémorative de St-Martin de Pardies. (déposée à l'abbaye de Belloc) (Lire, bulletin de Borda, 1981, 1er Tr., n°381)

¤ 1307, première mention connue de Peyrehorade

¤ Château d'Aspremont-de-Haut. Signalé au XIIe. Souvent ruiné. Définitivement démantelé au XVe sur ordre de Charles VII. (Il fut bâti près d'une motte préhistorique, voir plus loin, en 1973))

¤ La vicomté d'Orthe comptait 11 paroisses: Orthevielle, Igaas, Lanne, St-Etienne-d'Orthe, Bélus, Orist, St-Lon, Pey, Siest, Cagnotte et Cazorditte.

On pouvait y inclure Cauneille et Oeyregave, baronnies des vicomtes d'Orthe.

¤ Le franchissement des Gaves s'effectuait essentiellement durant l'Antiquité et au Moyen Âge à Cauneille et à Sorde…

¤ 1358 : : Charte de concession pour le marché de Peyrehorade (1er avril) (J.P. Capra)

¤ 1500, la ville est dite " clouse et fermée de murailles " ; il en subsiste deux éléments…

¤ Vestiges de l'ancienne enceinte (photo de 1973)


¤ XVIe construction du château dit de Montréal et des écuries. Le château d'Aspremont est brûlé par Montgoméry en 1559, non reconstruit, le nouveau est construit au XVIe. 1775 construction des écuries par le comte de Montréal ;Luce-Antoinette d'Aspremont, fille aînée d'Anthoine-Henri-Melchior d'Aspremont, héritière de son père, va épouser en 1775 le comte de Montréal, mariage malheureux puisque, par acte du 6 avril 1781, la séparation de corps et de biens est prononcée. Un Montréal n'aura donc possédé ce château que pendant 6 ans ! ! ! 
Propriété de la ville de Peyrehorade depuis 1937


¤ Avant 1628, installation des juifs (3 cimetières juifs, 2 anciens et un nouveau existent encore, il y eut une synagogue)


¤ Ancien Régime, les cagots ou Crestians :On trouvait des cagots particulièrement dans des localités sises au bord de l'Adour et de ses affluents, lorsque la navigation, se développant, appela ces charpentiers à des travaux de construction et entretien des bateaux. On trouve de ces groupes sur l'Adour et la Midouze, en amont de leur confluent, à Mugron, Nerbis, Toulouzette, Laurède, Poyanne, Saint-Geours-d'Auribat, Saint-Pierre et Saint-Jean-de-Lier, Gousse, Gouts, Bégaar et Tartas ; en aval à Candresse, près du port de Hinx, à Dax et Saint-Paul, à Rivière et Saubusse ; sur le Gave, à Cauneille et Peyrehorade. 
A Peyrehorade, en 1439 est cité comme témoin dans une donation Etienne, " filh et crestientat de Peyrehorade " ; en 1679, le ruisseau du Crestian est fixé comme limite entre Cauneille et Peyrehorade.


¤ Galériens : Parmi les landais condamnés aux galères, on trouve les noms des Peyrehoradais : Dominique Champagne, Bernard Constance, Pierre Dussarat, Jean Laborde, François Mourlans, Jean Sanglard et Jean Serre

¤ Mi-XVIIIe : Les apothicaires firent leur apparition dans la région Dax-Peyrehorade…(Michel Ferron)

¤ 1776, Il restait des vestiges considérables des murailles d'enceinte

¤ Fin XVIIIe : Ecuries du château dit de Montréal

¤ Plan de la ville par Logbois. Remarquons le port derrière le château, le Sablot et l'île.

¤ Canaux : Vers 1780 puis en 1813 on proposa d'établir un canal de Pau à Peyrehorade (Pierre Hourmat)

¤ 1800 Le baro : Vers 1790, Cazaumajou, paysan meunier à Peyrehorade invente le Baro pour la capture du saumon.

¤ 1813 : Le 18 décembre, Soult quittait Bayonne pour coucher à Biaudos et installer le 20, son Quartier Général à Peyrehorade. 

¤ 1838 : Un pont de bois est lancé sur les Gaves

¤ 1839, pont de la Coudette, sur le Gave de Pau (pont suspendu), refait en 1939 (pont actuel)

¤ 1842 : Etat du château dit de Montréal. Lithographie de J. Philippe

¤ 1852, ruines du château de Montréal (Dessin de E. Sadoux)

¤ 1857 démolition de la vieille église paroissiale Ste-Catherine (chapelle du château), et construction de la nouvelle église paroissiale St-Martin.

¤ 1866, 1er septembre, naissance du futur poète Léo Lapeyre " Lio dou Crouzet ", à la maison Petit-Crouzet

¤ 1868, Hôtel de Ville

¤ 1881 : Hôpital-hospice Nauton-Truquez

¤ 1888, Courses landaises : Kroumir exécute le premier saut périlleux dans les arènes de Peyrehorade

¤ 1893 : Pendant de nombreuses années le bateau "Le Progrès" fit l'excursion de Bidache, avec visite du Château de Gramont, mais il coula 18 mars 1893 en face de Bacheforet à la suite d'une collision avec le bateau "Le Meunier " de la minoterie Larran de Peyrehorade.

¤ Fin XIXe, rue Lembarry

¤ Fin XIXe : Le dentiste



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